n
Musique Info N° 228 4 Octobre 2002

En Bac le 25 Octobre 2002, Barbes City Limit Blues, nouvel album de Karim Albert Kook est produit par David Koven. Entre le guitariste né à Alger en 1965, mais élévé en France, et son producteur, transparait une véritable complicité qui donne naissance à une dizaine de titres où se croisent sonorités du Maghreb, âme du blues et grooves funky, en hommage à ce quartier parisien. Le single éponyme a été envoyé aux radios fin août, tandis que des encarts de presse annoncent cette sortie dans la presse spécialisée (Guitare & Bass, Crossroad, Compact, Guitarist, Guitar part, Riff). Sur l'autre rive de la Grande Bleue, Barbes City Limit Blues a déjà eu les honneurs du quotidien El Watan.


n
Arabika N° 2

Karim Albert Kook mérite un double respect. D'abord pour sa musique, alchimie réussie entre un blues rocailleux et une âme orientale, et ensuite pour le courage et l'optimisme dont il fait preuve face à son handicap (il roule en fauteuil). Dans "Barbes City Limit Blues", les derboukas côtoient les guitares électriques, le Hajouj et la Mandole cohabitent avec la bonne vieille batterie...
Cet album, c'est l'histoire d'un métissage comme on aimerait en voit plus souvent. Parfaitement arrangé par David Koven qui apporte sa touche feutrée et funky, "Barbes City Limit Blues" est une valeur sûre, servie par un chanteur au grand coeur.

Hugo Van Offel


n
Yasmina N° 2
Novembre 2002

Il est rare de voir un artiste de scène en fauteuil roulant: Karim Albert Kook a sû surmonter cet handicap pour réaliser un premier album où le rock est plus présent que Fayrouz, à laquelle fait allusion la chanson-titre. "Port perdu entouré par des bateaux ivres Exhalant les senteurs d'un "Orient-Express" "telle est Barbes City chantée par Karim. Son techno ("On s'habitue à tout"), luth oriental ("La charmeuse de serpents"), paroles dans la tradition française de la chanson poétique, accordéon européen réinterprété et surtout la présence omniprésente de la guitare blues, Karim explore ici de nouveau sentiers dans un univers musical non plus seulement métissé Orient-Europe, mais se balladant entre Alger, Barbes et San Frrancisco.


n
Faire Face Décembre 2001 Joueur de Blues

Dans le monde du blues, Karim Albert Kook s'est fait un nom. Il y plante un blues d'un français métissé. Energique et optimiste. Portrait d'un artiste.

Quand on le voit la première fois, avec ses longs cheveux noirs rassemblés en queue sur la nuque, son regard perçant, on pense aux indiens d'Amérique. Ce rapprochement tombe bien. Karim Albert Kook a le blues dans la peau. Pourtant l'homme est bien loin des champs de coton de l'oncle Sam. Karim vit à Barbes. Dans son sang circule la chaleur de l'Algérie, dans ses souvenirs d'enfance celle du sud de la France.

Venu dans une institution de l'hexagone pour soigner une polio contractée en Algérie, il y vit son premier choc artistique. A 9 ans, l'oreille collée à un transistor, il découvre les Rolling Stones, Jimi Hendrix, les Beatles. Mais le vrai tournant s'opère quand son frère lui offre sa première guitare, histoire de lui fairepasser le temps. Une dénichée aux puces. L'univers du petit Karim expplose. Le langage musical n'a pas de frontière, il est universel. Ses doigts n'en finissent plus de caresser les cordes.

Ses 16 ans lui apporte une belle rencontre : Jerry Cooper, ancien compagnon de Fela, saxophoniste, profondément engagé et promoteur de l'afrobeat. Au côté de cet artiste nigérian, il fait ses premières armes et s'immerge dans un monde musical qu'il fait rapidement sien. Il dévore avec passion le rythm and blues, la soul. Hume l'esprit des gospels et choisit finalement le blues.

Pour gagner sa vie, il gratte ses cordes dans les cabarets, les clubs, les boites, Parisiennes surtout. Le métier rentre, se peaufine. Il "Jamme" avec ses pairs : David Koven, "Il m'a apporté un grand professionnalisme, un soutien musical et affectif", BB King, Jérémie Tepper, Patrick et Steve Verbeke, Luther et Bernard Allison, Bill Thomas, Peter Nathanson...

Les notes du blues ont propulsé le petit Karim au rang des bluesmen reconnus dans l'hexagone. Ceux dont on parle. Il a mâtiné son blues d'un français métissé comme en témoigne Les Choses ressemblent à ça, son premier CD sorti en 1997.

De son handicap, de son fauteuil roulant, Karim, surnommé "le généreux", ne parle pas. Il y fait juste allusion en forme de clin d'oeil dans Je roule vers toi, son second titre paru en 2000, un album bluesy entremêlé d'accents groove, funk. "Ma musique n'est pas militante. Elle ne l'est pas davantage sur le handicap. Qu'ai-je besoin de dire à ce sujet. Dès que je rentre sur scène, cela se voit. C'est vrai qu'avant, en concert, je m'asseyais sur une chaise. Cela fait seulement 4 ans que je joue en restant sur mon fauteuil. Je voulais que seule la musique passe avant tout".
Les obstacles Karim en rencontre. Les studios d'enregistrement, les boites, sont très rarement accessibles et l'obligent parfois à des acrobaties comme descendre un escalier sur les fesses. " Alors, le fait même de jouer est un acte militant, vous ne trouvez pas ?".

Karim, avec sa musique, est un homme libre. Il a dans la peau ce monde "immatériel, qui rassemble toutes les sensations" et ça lui donne des ailes. Il y colle des mots qui peignent le monde bigarré qui l'entoure. "Je scelle quelque chose qui vient de l'intérieur. Un sentiment, une émotion, une part de rêve". Barbes, le quartier où il vit, est son bout d'île. Son "melting pot" dans lequel il puise son inspiration.

Karim, à 36 ans, poursuit son blues. Un blues tonique. Pas triste. Un blues rythmé qui communique son énergie. En juin, il a fait la première partie du spectacle de BB King au Palais des Congrès, participé aux Masters de la Guitare. En ce moment, dans les sous sols d'un studio parisien, il concocte son nouvel album pour février 2002. Il y mettra ses racines. Lui donnera des accents de world blues, "des mélanges d'Afrique noire, d'Europe, d'USA avec du français, du Berbère, de l'arabe et des guests surprise". Après, il retrouvera les scènes. Ne le manquez surtout pas. Karim est un artiste à suivre.



n
Guitar Riff/Octobre 2002

Karim nous avais promis une vraie surprise, force est de reconnaître que son nouvel album tient largement cette promesse... Ici viennent se téléscoper l'amour des douze mesures et les sonorités de l'Orient (celles qui coulent dans les veines du musicien)
Une fusion réussie qui hésite entre raï et blues, avec en plus une suave french touch, portée par des textes en francais admirablement tournés et par une voix que l'on sent - et que l'on sait - vraie.
Les compos de Karim Albert Kook groovent à l'oriental, s'agrémentent d'instruments atypiques dans l'univers du blues électrique (percussions, hajouj, mandole, Kora, mais aussi synthés et programmations) tout en laissant la part belle aux guitares, acoustiques, slide ou électriques. Il faut croire que le fait de jouer avant Popa Chuby ou BB King a donné au musicien l'idée de réellement trouver sa voie. Il peut ainsi s'extirper du carcan "blues français", décidement trop étroit pour son immense talent.

Olivier Galan

n L'ARABIKA/sept 2002

Karim Albert Kook mérite un double respect. D'abord pour sa musique,alchimie réussie entre un blues rocailleux et une âme orientale...
Dans "Barbes City Limit Blues", les derboukas côtoient les guitares éléctriques, hajouj et la mandole cohabitent avec la bonne vieille batterie... Cet album, c'est l'histoire d'un métissage réussi, un métissage comme on aimerait en voir plus souvent. Parfaitement arrangé par David Koven... "Barbes City Limit Blues" est une valeur sûre, servie par un chanteur au grand coeur... HUGO VAN OFFEL


n EL Watan /sept 2002
KARIM ALBERT KOOK / Alger-Barbès blues

Tant attendu, que ce soit par les professionnels ou par les amateurs du blues, le nouvel album de Karim Albert Kook sera sur les étalages le 25 octobre prochain.

Musicalement, s'il reste fidèle au blues, r’n’b, soul et gospel, qui ont marqué fort bien son adolescence, le voilà maintenant qu’il innove avec un nouveau genre et de nouveaux instruments, hajouj, mandole et derbouka, ce qui lui donne accès à la world music. L’album, un vrai petit bijou musical, dont plusieurs titres sont tirés de la réalité quotidienne de KAK (Karim Albert Kook). De son quartier Barbès, auquel il a dédié le titre de son CD, Barbès City Limit blues, dont il veut partager son amour avec ses fans, il les invitent : «Je voyage entre Albert Collins et Faïruz / Jour après jour, du mandole ma «Strat» devient jalouse.» Sa musique sonne comme un melting-pot d’influences diverses, américaines, africaines et arabes, plein de couleurs et de tendresse. Il est à rappeler que depuis son enfance, et malgré son handicap, KAK, a un jeu de guitare d’une technicité dévoilant un réel talent. L’artiste a une forte personnalité symbolisée par un son de guitare puissant, tranchant et une voix accrocheuse.

D'ailleurs, c'est pour cela que le 23 juin 2001, il a partagé la vedette, lors d’un mégaconcert organisé sous l’égide du Rotary Club international et la fondation de l’ONU, dans le cadre d’un projet humanitaire Polio Plus, avec BB King au Palais des Congrès de Paris. Un spectacle, bourré d'énergie, de swing et de feeling avec un savoureux mélange de compositions originales en français et en anglais. Dans un titre de cet album, intitulé On s’habitue à tout, une nouvelle venue partage la vedette avec Karim Albert Kook, une certaine Hayet, dont la voix voluptueuse fait fondre un iceberg. Une musique bourrée de feeling et gorgée de cuivres qui donne envie de danser. Certes, une nouvelle mais qui a l’avenir bien devant elle. Il est à signaler que cet album a été arrangé et réalisé par David Koven, célèbre en France par sa musique très tendance house, et qui d’ailleurs prépare, lui aussi, pour cette rentrée une belle surprise pour ces fans.

Par Zahir B.
Karim Albert Kook / Barbès City Limit Blues
1 CD / Dixie Frog / Night&Day



n
L'Expression Dimanche 3 Février 2002

En route pour un troisième album

Après Les choses ressemblent à ça (1997) et Je roule vers toi (2000), l'un et l'autre truffés d'invités de marque de la planète France-blues, le « généreux » Albert Kook est en pleine préparation pour son troisième opus.

L'enfant terrible d'Hussein Dey (un quartier qui a enfanté un bon nombre de globe-trotters de la musique) qui a choisi, pour coller au timbre de la musique qui lui est chère, le blues en l'occurrence, de se refaire un nom, n'en finit pas de séduire.

Né au lendemain de l'Indépendance, Karim, pour avoir joué dans une mare d'eau sale, est expédié en France pour se soigner et perd l'usage de ses jambes. A 9 ans, un transistor lui fait découvrir les incontournables références «guitaristiques» du moment tels Jimmy Hendrix et autres aliénés de la gratte en passant par les bands à succès qu'ont été les Beatles et les Rolling Stones.

Ajoutez une guitare achetée aux puces pour un petit qui s'ennuie dans sa triste pension, laissez mijoter quelques années et vous aurez un beau jeune homme de seize ans qui jamme sans complexes dans des clubs parisiens en compagnie de David Koven, Bill Thomas, Luther Allison et Patrick Verbeke avec lesquels il fait ses armes.

Le petit prodige a le blues dans le sang et il l'interprète d'une manière irrésistible. Ainsi le veut la légende de Karim Albert Kook, triste et féerique à la fois, un passage que vous retrouverez dans presque tous les articles de presse à son sujet.

Patrick Verbeke, homme de scène, de studio, de radio mais surtout de blues, flashe sur le petit Kook et le consacre premier artiste de la collection du label "Magic Blues" qu'il vient de créer.

Les choses ressemblent à ça en 1997, donne le ton à la touche Kookienne. Bluesy, funky avec un soupçon de groove, elle trouve sa place dans un univers sonore à grande concentration R'n'B. Des solos guitares (appréciables) brefs et fouettés, s'intercalent entre des parties vocales à grande charge émotionnelle ; la voix d'Albert Kook Karim, est une singularité à elle toute seule.

Pourquoi s'arrêter en si bon chemin ?
L'antimajor de Verbeke "Magic Blues", une maison de disque intimiste, qui dit "non" à l'hégémonie des grosses cylindrées de l'édition musicale, se donne comme objectif de faire savoir que le blues français existe, qu'il a une originalité, une spécificité et qu'il n'a rien à envier aux autres. Le premier album d'Albert Kook répond justement à l'esprit de cette boîte et l'artiste y est comme chez lui.

Avec son deuxième album il se permet un titre que certains trouveront à la limite du mauvais goût: Je roule vers toi. Pour un bonhomme qui se déplace en chaise roulante!

Avec des textes gentils et pleins d'espoirs mélancoliques, Albert Kook est loin d'être un artiste engagé. Pour lui le blues est roi, la guitare est reine et rien ne devrait gâcher cette alliance.
Des morceaux bien cuivrés, énergiques à souhait avec toujours ce traitement à la sauce R'n'B sont les bienvenus dans les différentes manifestations musicales en France comme dans les petites réunions de publics avertis.

26 juin 2001, date mémorable. Au Palais des Congrès à Paris, Karim Kook doit se produire en première partie d'un grand monsieur du blues. Le seul, l'unique B.B. King laisse aux bons soins du bluesman qui roule de préfacer son spectacle.
Le New Morning de Paris, un lieu mythique, qui a notamment accueilli le Live in Paris de Phil Collins, tombe à son tour sous le charme d'un blues pluriel.
Aujourd'hui, Kook et Magic Blues, inséparables, concoctent un troisième opus qu'on espère retrouver dans nos rayons. Mais là il s'agit d'une toute autre histoire.

Aziz YEMLOUL


n Marianne N°215 - Semaine du 4 au 10 juin 2001

Tendance - Et voici venu le blues made in France

Les aficionados de la musique du delta du Mississippi ont enfin leurs égéries hexagonales

Le fleuve du blues à la française monte chaque jour. Les pluies n'y sont pour rien. Simplement, les talents émergent, après un travail de fond persévérant. Jusque-là balbutiante, surtout portée en France par des chanteurs (Bill Deraime, Paul Personne, Johnny, etc.), la musique du sud du Mississipi s'appuie maintenant sur des valeurs instrumentales solides.
Plus grand espoir, le jeune Nawfel, 15 ans. La major Universal l'a expédié toute école cessante dans les studios de Los Angeles. Les requins de studio sont tombés à la renverse (Jim Keltner, accompagnateur de Clapton sur plusieurs disques, par exemple). Un son qu'Hendrix n'aurait pas hésité à signer; des phrases percutantes; un discours limpide. Le bambin de Soissons (Yonne) a signé un coup de maître.

Pointure également, Karim Albert Kook. Il passe en première partie de BB King le 26 juin au Palais des congrès. Il attribue son jeu torride et débridé à l'ambiance de Barbès, où il vit. Pur produit de l'écurie du renommé Patrick Verbeke, une référence (lire Marianne du 10 janvier 2000), Karim Albert Kook concocte un funk riche et fluide, influencé par Roy Buchanan. Des flammes bleues dansent autour de son deuxième CD, le roule vers toi (Magic Blues).


n
Nuit du Blues - Samedi 3 février 2001 - programme

Les Invités surprises
Karim Albert Kook. (Paris) Parrain de cette Nuit du Blues. Karim (le généreux) Albert Kook est d'origine algérienne. Très tôt, il hante les clubs parisien, et jamme avec des gens comme David Koven, Bill Thomas, Patrick Verbeke, Luther Allison... Des musiciens qui viendront participer à son premier album en 1997. Karim transmet dans sa musique, une énergie rare de courage et d'espoir. Son blues sonne comme un melting pot d'influences américaines, françaises et africaines. Comme dirait Karim « Laisse danser ton âme sur le chemin des étoiles " 2 albums: « Les choses ressemblent à ça » 1997 « Je roule vers Toi » 2000


n
Guitare Magazine N°225 - Janvier 2001

Ce guitariste chanteur, auteur, compositeur, interprète est d'origine algérienne. La vie l'a privé de l'usage ce ses jambes, conséquences d'une maladie d'enfance. Mais elle n'en a pas fait un handicapé du manche ni ne l'a privé d'un coeur ouvert et chaleureux. Ca se ressent instantanément dès l'écoute de Tout va bien, le mec a le moral dans son blues. Les paroles qui émanent de sa voix quelque peu rocailleuse laissent un message simple et humain "Je roule vers toi" Il y a du monde sur ce CD, section de cuivres, choeurs féminins, accordéon, armonica, c'est la totale! L'album au niveau de la rythmique tourne grave, les mecs sont des sérieux loustics et ils aiment ça!

Du côté guitare, Karim est épaulé par des invités du genre Peter Nathanson, Bernard Allison, Dominique Frideloux et Amar Sundy. Les musiques tirent leur inspiration dans les racines du blues. Cependant, elles voyagent chez R'n'B, tournent habilement au funk, au rock sans jamais altérer un esprit authentiquement blues. Les arrangements sont denses et très en place mais ça respire, on entend tout et on rentre inévitablement dans le groove. Si vous désirez un album qui tient le coup, celui-ci tiendra quelques années dans votre discothèque.

Patrick Dietsch


n
El Watan - Lundi 27 novembre 2000

Qui l'aurait cru un jour ! Du blues du fin fond du Mississipi et du chaâbi bien de nous, ensemble, sur une même scène musicale.

Notre bluesman originaire d'Hussein Dey, alias Karim Albert Kook, se produira le 29 du mois courant sur la scène du New Morning à Paris en compagnie d'un chanteur chaâ bi,Mohamed Yazid.


Ce dernier n'est pas connu chez nous, alors que c'est en Algérie que sa carrière avait débuté il y a de cela plus d'une vingtaine d'années. Dés l'âge de 16 ans, il touche pour la première fois, bien que n'ayant pas l'usage de ses yeux depuis sa naissance, à son premier instrument musical, une mandoline, au lycée El Hayat d'Oran. De l'andalou, il opte nous le chaâbi, un genre de musique qui reflète une réalité sociale qu'aucun autre genre de musique ne peut reproduire.

Le 29 novembre est une date à marquer d'une pierre blanche. Les deux artistes Karim Albert Kook et Mohamed Yazid, pour qui la musique est un ensemble d'influences de divers horizons, sont très optimistes :
"au début, quand on avait suggéré ce genre de spectacle à ma maison de disques (Dixifrog, productrice du dernier album de Karim Albert Kook, ndlr), celle ci était perplexe, vu que le raï est très en vogue en France, alors que le chaâbi est un nouveau genre que seule une minorité connaît. C'est après avoir fait écouter un morceau de Yazid à ma maison de disques que les responsables ont donné leur accord." Une soirée 100% algérienne pour un public 100 % connaisseur.


n
BluesBoarder Numéro 74 - novembre 2000

Il vient de publier son second album, et se produira en concert le 29 novembre au New Morning à Paris. Nous ne pouvions manquerl'occasion de le faire parler. De sa musique, de ses origines, de lui-même... de la vie en somme.

BB : Karim, pourquoi ce parti pris de chanter le blues en français plutôt qu'en anglais ?

Karim Albert Kook : La réponse est simple : je vis en France, et ici les gens comprennent beaucoup plus facilement le français que l'anglais. Il m'arrive de chanter en anglais, mais c'est quand je fais des reprises. Il m'arrive parfois aussi decomposer en anglais, et la dernière chanson de mon album ("The Voodoo Hut") est
également dans cette langue, puisque c'est un américain qui me l'a écrite (James Starboard).

BB ; J'allais justement te demander qui la chante. Ce n'est pas toi, c'est lui, non ?

KAK : Si, c'est bien moi.
BB : Ta voix est extrêmement différente quand tu chantes en anglais !

KAK : Non, c'est à dire que le timbre de ce morceau demandait autre chose, je pense que j'ai une voix qui peut s'adapter à différents thèmes.

BB : Il y a justement un titre sur ton album qui semble revendiquer ton droit à chanter le blues avec ta culture d'ici, c'est "Loin du Mississippi". On t'a souvent embêté avec ça ?

KAK : Non, tout simplement moi je vis à Paris; tu n'as qu'à aller te balader sur les bords de Seine, et tu verras que le blues, on peut le vivre d'une multitude de façons.

BB : Explique moi un peu comment, arrivé encore enfant d'Algérie en France, tu en es venu à chanter le blues ?

KAK : C'est un cheminement qui est passé en fait par la musique africaine. Au départ j'ai eu la chance de jouer de la musique africaine dans un groupe, et d'y rencontrer Jerry Cooper, un compagnon de route de Fela (NDR: Ransome Kuti, apôtre nigérien de la liberté et inventeur de l'afro-beat). Et l'afro et le blues, ça se touche d'assez prés : c'est la transe, c'est la recherche de plein de choses et puis j'ai eu l'occasion d'avoir des frères plus âgés qui m'ont fait découvrir des tas de formes musicales. Et le blues, je crois que c'est ce qui m'est rentré le plus vite tant au niveau du sentiment qu'au niveau de l'histoire. Mais ça n'a rien à voir avec l'aspect triste de la musique, parce que moi, c'est une musique qui me file la pêche, qui est pleine d'énergie. Si tu écoutes les textes en anglais, ça parle de sensualité, de spiritualité etc, et autant de chansons très légères. C'est donc quelque chose qui m'a frappé d'entrée de jeu : la sincérité de l'émotion.

BB : Puisque tu parles de textes, les tiens sont souvent porteurs d'espoir, comme sur "Le blues du guérisseur" ou tout simplement "Tout va bien". Est-ce que tu apprécies Bill Deraime en tant qu'auteur ?

KAK: Oui, j'aime beaucoup, oui.

BB : Et sur certains autres titres de ton album, tu me rappelles un peu Benoît Blue Boy - ce qui dans ma bouche est un compliment, car c'est vraiment à mes yeux le grand parolier du blues en français. Je pense à "Boogie Woogie et Gris-Gris pour moi, peu importe que ce soit chanté en français ou en anglais, mais ce qui compte, c'est que le texte tienne debout.

KAK : Ah mais, pour moi aussi, c'est important que le texte tienne la route, qu'il exprime quelque chose. Benoit, moi je ne connais pas très bien sa musique et ses chansons, ce morceau est surtout pour moi un clin d'oeil à un ami qui m'a beaucoup aidé, et qui est Luther Allison. C'est une façon de dire que dans le blues on a aussi des amis, et qu'autour d'une musique qui peut paraître triste, ils te filent un coup de main quand tu en as besoin.

BB : C'est bien que tu me parles de Luther, parce que j'avais justement pointé ce morceau qui me semblait très proche de son style. C'est vraiment un hommage, alors?

KAK :C'est un clin d'oeil on va dire, parce que c'est lui qui m'a inspiré ce genre d'histoire.

BB : Justement, vue d'ici, dans le Nord de la France, la scène blues parisienne ressemble un peu à une famille. On a l'impression que les Verbeke, Patrick et Steve


n
Travel in Blues N°40 - novembre 2000

Après l'expérience mitigée de "Les choses ressemblent à ça" en 1997, Karim Albert Kook était bien décidé à frapper fort avec ce nouvel album, sorti il y a quelques mois déjà, mais qui vient seulement de tomber sur la platine de Travel in Blues. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que ce "Je roule vers toi" est à la mesure de ce que l'on pouvait attendre. Chanteur charismatique, Karim s'offre ici un album "all stars", dont il occupe certes le premier rôle, mais sur lequel il a convié toute une brochette d'amis, d'Amar Sundy à Bernard Allison en passant par Peter Nathanson Jérémie Tepper, Christophe Garreau, Fred Clayton, Paul Orta et Boney Fields. Une distribution de choix pour un album dense qui prend des airs de grosse production.

Soutenu par une section de cuivres punchy et des choeurs à gogo, Karim chante ses propres textes, en français, avec force et sincérité. Rythmes funky à souhait, grosses guitares - parfois un peu trop hennissantes -, le roule vers toi ne fait décidément pas dans la demie mesure. On regrettera tout juste de ne pas trouver ici l'un ou l'autre de ces blues acoustiques, joués en solo, dans lesquels notre bluesman de Barbès excelle pourtant. Ce sera peut-être pour la prochaine fois. En attendant, il est à noter que Karim présentera ce nouvel album le 29 novembre à 21h au New-Morning.

Etienne GUILLERMOND


n
Future Music N ° 1 - Juillet/Août 2000

Privé très jeune de l'usage de ses jambes c'est à neuf ans que Karim Albert Kook (de son vrai nom Karim Berkouk) découvre à la radio les Rolling Stones, Jimi Hendrix et les Beatles avant de commencer la musique sur une guitare offerte par son frère aîné. Depuis, le petit Karim est trop grand, au propre comme au figuré, et son deuxième album, Je roule vers toi, du blues mâtiné de funk et de groove est là pour en témoigner. Karim signe onze titres sur douze, et s'il connait visiblement la tradition du blues, il n'y est pas resté figé : son jeu de guitare, moderne et expressif, habille à merveille ses textes émouvants mais jamais larmoyants, chantés avec sincérité. Impossible de citer tous les participants à ce disque (plus d'une vingtaine), mais on remarquera notamment les guitaristes Bernard Allison, Amar Sundy et Jeremie Tepper ainsi que le bassiste Christophe Garreau, compagnon de route habituel de Paul Personne. Assurément, le blues a un futur, et Karim Albert Kook en fait partie.


n
Echo des Cuillères - Juillet - août 2000

Ah ! Ça fait un moment qu'on l'attendait celui-là, Karim le préparait, le peaufinait, l'arrangeait. C'est vrai qu'un 2ème album est un passage vers la durée, la continuité. Ce chanteur, guitariste de Blues français (cocorico ! ) est doué, en paroles comme en musique. Les textes sont beaux, pleins d'espérances, chanter " Je roule vers toi " ou " Tout va bien " lorsqu'on se déplace en fauteuil roulant, dénonce une ténacité et un amour énorme de la vie. Les guitares sont belles, en plus de celles de Karim, vous trouverez les invités : Amar Sundy, Peter Nathanson, Jérémie Tepper, Bernard Allison, Dominique Frideloux. Finissons sur des paroles de Karim lui-même: " Paris le delta te tend les bras loin du Mississipi on chante chante aussi les joies et les peines le long de la Seine. Magic Blues/Dixie Frog/Night and Day DFGCD 8504


n
Cri du Coyotte - Juillet 2000

Deuxième album de ce jeune né en Algérie et venu en France pour soigner la maladie qui lui a coûté l'usage de ses jambes. Dans le 1er (Les choses ressemblent à ça) apparaissaient Patrick Verbeke et Luther Allison et on avait pu le voir boeufer sur la scène du Café de la Danse lors du passage de Candye Kane. Non content d'être un sacré guitariste et chanteur, il apparaissait comme éminemment sympathique, s'intégrant au groupe d'artistes sur scène, simplement, naturellement. Voici donc son 2ème album sur lequel il signe 12 titres, en français, s'il vous plait. Pas forcément facile on ne le répétera jamais assez. Les pro seront pour, les anti contre... et après ? En tout cas, il faut bien admettre que sur la plupart des titres ça colle bien (notamment sur Franky mon ami) et si les gens s'appesantissent sur une certaine désuétude des texte, les pro feront remarquer... que ça peut aussi arriver dans la langue du delta... alors..

En tout cas, il ne faut pas chercher ici la noirceur habituelle au genre : presque toutes ses chansons sont des chansons d'espoir, clouées dans son quotidien, mais sans misérabilisme aucun. Quant aux sons qui soutiennent ces paroles si ça reste bluesy comme l'annonce le texte d'accompagnement, c'est quand même plutôt teinté funky-soul-groovy, avec force cuivres, tout en sachant changer de registre avec, par-exemple, Loin du Mississipi, presque ballade. Une musique bigarrée, des pointures pour l'accompagner, des textes qui tiennent la route : que peut il demander de plus ? D'autant que les comparaisons/ relations vont déjà bon train et qu'à longueur de dossier de presse, en sus des références, il est partout associé aux Vieux de la vieille ou incontournables du Blues français : Verbeke, Personne, Allison, Deraime, Blue Boy, à quoi Il faut ajouter des participations ou copinages (Koven, Mikealian) dont il n'a pas à rougir ! A suivre...


n
Compact - juin 2000

On ne peut pas dire que KAK ait choisi un chemin facile à arpenter : nord-africain mais peu porté sur le raï paralysé des jambes pour avoir joué avec de l'eau sale étant petit (!) mais plein de vie et d'énergie, sûr que la vie ne doit pas être tendre tous les jours pour ce pauvre Albert... Heureusement pour lui, ce qui le sauve et lui évite de sombrer dans l'apitoiement de soi même, c'est son amour avec un A pour le Blues et le Rock et ce, depuis qu'on lui a offert un transistor pour ses neuf ans. II découvre ainsi, ébahi et la bave aux lèvres (enfin, peut-être pas, après tout), les Beatles, les Rolling Stones et Jimi Hendrix pratiquement en même temps, découvertes qui changeront sa vie à tout jamais. C'est la guitare dénichée pour lui aux Puces par son grand frère qui achèvera de le convaincre, plus tard il deviendra un guitariste de blues renommé, handicap ou pas!

Karim & Nina HagenPremières armes, premiers concerts en compagnie de Bill Thomas, Luther Allison et Patrick Verbeke : ce dernier sera tellement impressionné par sa manière de jouer qu'il le signera illico presto sur son label, ce Magic Blues qui fait tellement de choses pour la bonne musique et lui fera enregistrer un premier album, Les Choses Ressemblent à Ca, avant d'en arriver aux choses sérieuses avec ce second disque assez exaltant... TS




n Zicline - 28-MAI 2000

Il y avait eu un premier album il y a quelques années où Karim exposait son-blues sous la houlette de Magic Blues (de Patrick Verbeke), le revoici toujours chez Magic Blues et en compagnie du label qui abrite les Popa Chubby, Tommy Castro ...: Dixiefrog. La première chose qui frappe à l'écoute est que Karim a tout assimilé de la musique d'un Kenny Neal ou d'un Lonny Brooks sur le label Alligator. Son jeu de guitare est fluide et ses solos efficaces. Il a invité Bernard Allison à la réalisation de cet album.

Il joue un blues funky, cuivré, soutenu par des choristes et des claviers (qui sonnent très forts) sur des textes qui ont l'énorme avantaged'être toujours positifs : Tout va bien, Fais moi confiance, Je roule vers toi ... et sincérement ça fait du bien de temps en temps. Nous avions aimé la fraîcheur de sa première sortie, cette seconde nous comble. Karim est un artiste qui mérite de percer car il a un talent réel.


n Jazz Magazine Mai 2000

Personne ne doutait du talent de Karim Berkouk alias Karim Albert Kook. Il n'y manquait que cette confirmation qui constitue une des trois bonnes nouvelles de l'année. Dans "Les Choses ressemblent à ça", déjà produit par Magic Blues, le chanteur guitariste né Hussein Dei, en Algérie, le 14 janvier 1965, laissait transparaître une forte personnalité symbolisée par un son de guitare puissant, tranchant, une voix accrocheuse, le tout au service de textes, dont l'apparente simplicité cachait un travail minutieux sur les couleurs et les sonorités.

L'auteur, fidèle à ses Correspondances, aime à convoquer les étoiles et le ciel. "Je roule vers toi", son deuxième album, s'inscrit dans cette lignée avec, en sus, le recours fréquent à des cuivres ou à des choeurs donnant à l'ensemble un punch communicatif. Bernard Allison, Peter Nathanson ou encore Amar Sundy passent par là, en voisins et amis. Marqué a l'évidence par David Koven avec qui il jamma, Karim Albert Kook, laisse aller son inspiration et sa plume cri en débutant par un Tout va bien tonitruant qui donne le ton du disque. Jolis mots encore sur Les Temps changent : "Laisse danser ton âme/Sur le chemin des étoiles/Ecoute le vent te parler/Tout doucement " il faut aussi s'arrêter sur le Blues du guérisseur qui ne sauva pas l'enfant aujourd'hui privé de l'usage de ses jambes. "Le seul remède que j'ai trouvé/C'est dans l'amour qu'il se cachait" ...

Christophe Driancourt


n
Le Populaire du Centre - 26 mai 2000
Karim Albert Kook - Du soleil dans son blues

La musique de Karim Albert Kook est presque mythique, quant a sa vie, elle est déjà une légende. Né en 1965 à Hussein Deï en Algérie, au lendemain de la guerre, Karim a très tôt suscité l'admiration des femmes de son quartier natal. Superstitieuses, elles mirent en garde la maman. "Ne le montre pas aux yeux du monde cruel. Un enfant trop beau peut attirer le malheur sur lui". Mais Karim n'a pas envie de rester enfermé chez lui. Pour avoir joué avec de l'eau sale, il tombe malade.

Karim & Louisiana RedLes incantations et les priéres ne suffiront pas. La famille s'expatrie en France pour le soigner, mais il perd quand même l'usage de ses jambes. Il a 9 ans lorsque son père lui offre son premier transistor. Happé par les accords de guitares distillés par les Stones, les Beatles ou Jimmy Hendrix, il se repaît de rock et de blues et imite ses idoles. A 16 ans, il rencontre Jerry Cooper, un artiste nigérien, ancien compagnon de route de Félà, puis commence à tourner dans les clubs parisiens.

"Je roule vers toi" le deuxième album de Karim Albert Kook démontre la virtuosité et la vélocité de ce musicien. Cuivré, son jazz s'embrase dès les premiers riffs, son funk se groove sous l'effet des tempi incandescents, son blues s'illumine sous ses doigts inspirés.

Guidé par sa lumineuse imagination, Karim n'adresse aucun message. S'il connait la magie des notes, il n'ignore pas non plus la mélodie des mots. Il y a dans ses poèmes de la foi, de la sensualité, de la sincérité.


n
Best Magazine N ° 20 - décembre 1997

Karim Albert Kook & David KovenSaluons l'arrivée d'un nouveau label français de blues : Magic Blues, créé par Patrick Verbeke, qui nous offre avec Karim Albert Kook sa première production. Dès la première écoute de ce disque, on sent le produit d'un bon musicien maniant la guitare avec une réelle dextérité, ne se contentant pas des trois accords du blues classique. Ce CD nous propose du vrai blues avec guitare sèche, harmonica et accordéon, mais aussi des titres plus éléctriques et mêmes quelques chansons sur des rythmes plutôt funky où les guitares "cocottent" à la manière d'un Paul Jackson Jr. Les compositions sont toutes signées par Karim et les textes se situent loin de toutes les misères de notre civilisation : "Il marche sur un arc-en-ciel, pour toucher la lumière", etc. Notons pour conclure la présence d'invités comme Luther Allison, Bill Thomas, David Koven aux percussions et bien évidement Patrick Verbeke pour quelques pistes de guitare et de choeurs.

Vincent FEUVRIER


n Musique Info Hebdo N°2 - 26 septembre 1997
Blues de jour et blues de nuit

Après le succés de son offensive vers le rap français (TSN, Le Tin & Weedy...), le rayonnement de son catalogue "world" et le lancement de Jour et Nuit (le label de chanson française sur lequel nous reviendrons très bientôt), le distributeur indépendant Night & Day annonce le développement de son catalogue blues. Les signatures des labels Alligator, Antone's et Magic Blues (le nouveau label de Patrick Verbeke, dont la première sortie est l'album de Karim Albert Kook) mais également celles d'artistes en développement comme Zeb & The Blues Machine ou Christopher Satterfield vont indubitablement enrichir un catalogue déjà fort des labels Rounder, Bullseye Blues, Blacktop, Tone Cool, Rooster Blues, Wolf Ruf Records (le label de Luther et Bernard Allison), Black & Blues et Frémeaux et Associés (ces deux derniers n'étant pas exclusivement blues).


n
Travel In Blues N° 11 - septembre 1997

Karim & Romain DruFaire un album de Blues chanté en français a toujours été une expérience périlleuse. En effet, faire passer dans notre langue toute la réelle émotion d'une musique aussi exigeante que le Blues demande plus qu'une extrême dose de sensibilité. Karim Albert Kook justement, possède plus que du talent. Il nous fait dépasser le style à travers la vie de tous les jours, désenchanté et lucide (avec un thème comme "Changer d'Univers"), mais toujours incroyablement rempli d'espoir (Le Silence Des Rêves). Il nous fait voyager de sa chaude voix soul entre Rhythm' and Blues, funk et Delta intimiste (Un Étrange Train).

De Luther Allison (on ne t'oublie, le père...) à Bill Thomas en passant par Patrick Verbeke et David Koven tout le monde est venu rendre cet album encore plus complet et plus sensible. La production elle-même a le grain de Memphis. Comment réussir un sans faute ? En ne mettant dans son disque que des moments vécus avec unebande de pointures qui font passer le feeling avant la technique!

Karim Albert Kook un sérieux client avec lequel il faudra désormais compter!
Guyl'«AMERICAIN»


n
Global Music Pulse 1997
The latest Music news from around the planet Edited by David Sinclair

FRANCE: Could it be that Paris has discovered a feeling for the blues ?
"Thzere is an audience," claims French blues guitarist Patrick Verbeke, Odeon/EMI recording
artist and host of the "Night Blues" radio show on national netwrork Europe I. "What it would take is just a little more exposure for the artists." That being the case, Verbeke, along with backing vocalist Hélios Vidal, has just launched a new label, Magic Blues, with the aim of featuring French artists playing and singing the blues in their native tongue. The label's first release is "Toutes Les Choses Ressemblent A Ca" (All Things Look Like This), the debut album by Karim Albert Kook a 32-year-old bluesman whom Verbeke met two years ago while recording his own album, "Funky Français." Before the end of the year, the label (via specialist distributor Night & Day will release two compilations, titled "Hegegone Blues," each gathering the work of six new artists. Meanwhile, in the up-market west Paris suburb of Neuilly, the Maxwell Café, a "lapsed" blues venue, reopened its doors for business in September.

CECILE TESSEYRE

 
 
 
 
 
 
Les choses ressemblent à ça
1997 Magic Blues/Night & Day
Je roule vers toi
2000 Magic Blues / Dixiefrog / Night & Day


Barbes City Limit Blues
2002 Dixiefrog / Magic Blues Night & Day